
J' écris à l'encre rouge
J'écris à l'ancre de mon coeur!
Janine Coupez


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D |
écembre,
le sapin est roi !
Décembre, de glissades et de neige
de lumières et d’envies
de sucre, de cannelle et d’ambre
se déballent l’enfance et souvenirs lointains.
Pourtant, là-bas, c’est l’effroi,
l’orgueil charge le fusil
une étincelle de sang
entends-tu le cri d’un enfant ?
C’est la mort d’un sourire.
Une nuit
Un chant
Une plainte
Un espace d’espérance
NOËL !
Janine Coupez
Extrait du recueil « L’écho des saisons ».
Au fil des jours, de la poésie que vous venez partager avec moi!





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E |
Lle vient
hanter l’espoir
la fille aux cheveux noirs !
Ce rêve dominant mes nuits
ma peur, mes ennuis.
Son âme descend
S’installe à ma table
Vit quelques moments
La joie s’étale.
Rêve géant
Ma tête en sang
Un rêve ancien est mort
Ce soir, un autre
Encore plus fort.
Ô, le jour va paraître
Apre déception, s’évanouir le rêve,
une autre nuit, renaître
En fantôme, spectre de douleur.
La fille aux cheveux noirs
Promeneuse de mes nuits
Reviens, reviens sans bruit
Délivre moi de mes espoirs
Ma fille aux cheveux noirs.
Janine Coupez
Novembre 2007


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N |
ovembre
déchaîné
de sifflements en gémissements
court,
court le vent, roule la feuille tombée
danse,
danse la pluie sur la tuile usée
pleure,
pleure ta complainte la gouttière rouillée.
Novembre effréné à la poursuite du temps
court,
court le vent, joue dans mes cheveux défaits
fume,
fume la cheminée pour ranimer nos soirées.
Chante novembre la fin de l’été
chante la chanson de l’hiver.
Janine Coupez
Extrait du recueil « L’Echo des saisons »
Merci à Georges pour l'illustration de mes textes poétiques.

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L |
a lune,
assise derrière le carreau,
je la regarde.
Elle est là,
tantôt blême et livide,
tantôt resplendissante, belle.
Dans un ciel étoilé,
elle me regarde,
tu la regardes peut-être ?
la lune te dit, je t’aime,
moi aussi.
Janine Coupez
Extrait du premier recueil
« Des mots à se dire »
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A |
u désert de ma vie,
il y a l’empreinte de toi,
tu es là, dans un coin obscur,
tu restes dans ton armure.
Laisse-toi nourrir à la source d’eau vive,
Laisse le soleil t’éclabousser,
Ne reste pas comme une branche morte,
La ronce n’est pas bonne pour la peau !
Le vent n’a-t-il pas emporté les petits drapeaux
pour toi accrochés ?
J’ai déposé toutes les perles au fond du puit,
viens,
la lune te guidera,
rentre chez moi.
Janine Coupez
D’une mère à sa fille.
Je dédie cette poésie à Andrée G,
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S |
i l’on chantait l’automne
L’envolée de poussières d’or
Les paniers remplis de raisins mûrs
Et de pommes,
Si l’on chantait un refrain
Le corps tendu,
Un chant qui monte en éternité
Marchant sur le bord d’un chemin,
Quand nos mots s’éparpillent avec le vent,
Si l’on chantait l’automne
Quand nos pas résonnent
Par-dessus la vallée
Pour accompagner le départ de l’hirondelle
Quand la terre brille sous le passage de la lame,
Et si l’on chantait simplement la force d’aimer !
Janine Coupez
Automne 2007.
Commentaire :
« Devant les menaces diverses afférentes
à une société au paroxysme de la puissance matérielle,
nous devons nous garder des illusions de bonheur
attachées au progrès machiniste, à « l’abondance »
qui en découle, à la vitesse.
Rester ouvert aux saisons, à la nuit, au silence, à l’enfant,
à l’amitié, à la musique tout particulièrement,
nous qui aimons le chant choral. »
César GEOFFRAY
Fondateur du Mouvement « A CŒUR JOIE »
Hommage à lui pour les 60 ans A CŒUR JOIE !
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U |
n port
sans océan
ni mer
pour un naufragé
qui hante dans l’obscurité.
Un port
Pour faire une halte
Se décharger du passé.
Un port
Pour cueillir ton regard
Toucher ton visage
Prendre tes mains
Te serrer contre moi.
Un port de lumière
Pour des retrouvailles.
Janine Coupez
Extrait de Des mots à te dire.
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F |
emme de la femme
Elle prend racine
dans le tourbillon de septembre
Des nuages gris
en dentelles de murailles
De la poussière de charbon
pour ancrer ses pas
Le corps sanguinolent
Un cri
Un matin est né
Pour elle !
Femme du nord
Derrière la vitre de ses yeux
The wall
Des heures, comme une éternité
Elle avale en silence son enfance
La rue sent la pluie
Mêlée de cris
Le zinc à ses ronds
Et la wassingue [1]assoiffée se prélasse
sur le balai qui monte la garde.
Femme mère
Alors vint la faute
Son ventre s’arrondi
D’amour à deux
Distance
Mariage
Un autre matin
Posé sur le ventre,
sexe masculin
Un matin de juin
Porteuse de vie
Un autre cri
Une autre vie.
Femme solitude
Absence
Morsure du temps
Plus rien comme avant
Cris étranglés
Déchirement
Goût de sang
Quête d’un enfant
Appel
Voix sans écho
Etouffant silence
Elle se réinvente
Dans l’attente
Et, ramasse ses mots
Délavés.
Femme colère
Affrontant la tempête
Écrasant le mensonge
et l’acidité des méprisants
relevée, lentement, lentement,
la bouche ridée,
le cœur dépenaillé…
Qui donc frappe à sa porte ?
Femme d’amour
Un voile s’est posé
Sur le passé
De dentelles et des larmes
Pour vivre,
Seul existe le présent, l’instant suprême.
Janine Coupez
2007
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O |
ctobre,
Dans la fêlure du ciel
Bercements d’automne
S’évapore la rosée du matin.
Octobre, la terre frissonne
Au pré, tout pimpant, s’ouvre le colchique
Au jardin,
la courge rit et attend Halloween.
Octobre, d’instants retrouvés sous la lampe
Douceur secrète, délices
On est bien, on est en paix.
Janine Coupez